J’ai parfois tendance à penser que le plus excitant dans une relation entre un homme et une femme se situe avant leur rencontre.
Comme avant une fête. La préparation c’est toujours plus sympa, avec son lot de fausses problématiques à résoudre :
- Monster Munch ou Curly ?
- Je l’invite ou pas cette pouffe ? Allez ouais, y’a une chance qu’elle vienne avec sa copine bonnasse.
Dilemmes classiques de tout bon organisateur…
Avant, on se projette dans une ambiance de dingue, on s’imagine roi de la soirée.
Pendant, la seule chose qui se projette c’est le vomi sur nos chaussures du pote bourré et on n’imagine qu’une chose, c’est comment sortir de ce merdier.
Avec une fille c’est la même chose : avant, c’est forcément idyllique.
Prenons cette blonde en face de moi par exemple qui cherche à se faire un place dans le Starbuck d’où j’écris.
Elle est habillée d’une veste à poils vachement mal imités, pour le moins originale.
Une fille de convictions.
Sans l’ombre d’un doute, c’est une militante pour le respect des animaux. Elle se refuse à faire du mal à nos amis les bêtes, allant jusqu’à prouver par l’absurde à quel point un manteau de fourrure peut être ridicule.
Sa chevelure est d’une blondeur à l’uniformité douteuse faisant plutôt penser à un Pantonier blond/brun qu’à une véritable suédoise.
Elle est fière de ses racines. Dans les deux sens du terme.
Sa couleur n’est absolument pas ratée au contraire : elle est bien trop heureuse d’exhiber ses origines hispano-portugaise tendance Nana Mouskouri. Avoir une couleur ridicule pour prouver son attachement à ses origines… Elle est trop mignonne !
Son état capillaire prouve également sa capacité à faire une totale confiance aux autres. Sinon comment expliquer de telles expérimentations de la part de son coiffeur ?
Son regard est vitreux et dénué d’expression.
Le manque de sens de son regard, couplé à l’ouverture démesurée de sa bouche au vu de la situation, ne prouve en aucun cas un QI inversement proportionnel à l’opulence de ses capacités respiratoires évidentes. Elle est simplement perdue parmi cette foule agressive et inconnue.
Voilà une fille fragile qui a besoin de protection.
Je crois que je tiens une perle rare.
Let’s the game begin!
(Le style inspiré par le passage suivant n’est aucunement un plagiat à une mini série TV déjà culte… Bref, lisez la suite).
Je la regarde.
Elle me regarde.
Je la regarde.
Elle me regarde.
Je la regarde.
Elle s’approche d’un agent de sécurité en me désignant du doigt.
Game over.
De toute façon elle était moche…





